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La Génération Z : halte au bashing

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La Génération Z, souvent décriée pour son rapport au numérique, fascine autant qu’elle interroge. Alors qu’on l’accuse de vivre dans un monde virtuel à travers ses smartphones, elle déjoue les attentes en plébiscitant des lieux comme les bars à jeux, en quête d’échanges authentiques et de convivialité. Plus encore, son approche du monde du travail reflète cette quête d’authenticité, d’équilibre et de sens. Ces paradoxes soulèvent une question fondamentale : a-t-on vraiment compris la manière dont cette génération redéfinit ses usages et ses priorités ?

Le smartphone : outil d’interconnexion, pas une finalité

Pour la Génération Z, le smartphone n’est pas un substitut au réel, mais un outil d’interconnexion et de médiation. Contrairement aux idées reçues, l’appel téléphonique ou le simple scroll sur les réseaux sociaux ne sont pas des buts en soi. Ces jeunes utilisent leurs appareils pour organiser leur vie sociale, partager des expériences ou explorer des passions. Leur usage n’est pas passif, mais orienté vers des finalités précises : trouver des lieux, coordonner des rencontres ou enrichir des discussions grâce à des recherches en temps réel.

Cette approche se reflète également dans le cadre professionnel. Les Z ne perçoivent pas les outils numériques comme une fin, mais comme un moyen d’être plus efficaces, collaboratifs et créatifs. Ils recherchent des environnements de travail où l’humain et la technologie se complètent, privilégiant les plateformes intuitives qui favorisent l’autonomie et l’échange.

Un rapport au travail profondément revisité

Contrairement à leurs aînés, qui valorisaient la stabilité de l’emploi ou l’accumulation de responsabilités, la Génération Z place le bien-être et l’épanouissement personnel au cœur de ses aspirations professionnelles. Ce n’est pas par paresse, comme certains l’affirment, mais par un besoin de redéfinir ce que signifie « réussir ».

Les membres de cette génération ne craignent pas de poser des limites claires entre vie professionnelle et personnelle. Ils privilégient les entreprises alignées avec leurs valeurs, notamment sur les questions d’éthique, de diversité et d’écologie. Pour eux, un travail qui n’a pas de sens ou qui dégrade leur qualité de vie ne vaut pas la peine d’être poursuivi, même si cela implique de changer fréquemment de poste.

Dans cette quête de sens, ils revendiquent des conditions de travail flexibles. Télétravail, horaires modulables et lieux de coworking sont devenus pour eux des critères essentiels, non par confort mais pour maximiser leur efficacité tout en préservant leur équilibre de vie. Par ailleurs, ils valorisent les collaborations horizontales, où chacun peut contribuer, indépendamment de son ancienneté ou de son statut hiérarchique.

Le renouveau des bars à jeux : des lieux de sociabilité modernes

Les bars à jeux, où se croisent stratégie, rires et échanges, incarnent une volonté de reconnecter dans un monde de plus en plus fragmenté. Contrairement aux bars traditionnels ou aux discothèques, souvent perçus comme bruyants et impersonnels, ces lieux répondent au besoin de convivialité structurée et inclusive. On y vient non pas pour consommer sans but, mais pour partager un moment autour d’une activité commune.

Cette tendance illustre un désir de rupture avec les modèles de divertissement des générations précédentes. Les Z valorisent les expériences collectives où l’interaction est centrale. Ils ne fuient pas le réel, mais cherchent à le redéfinir avec des codes plus alignés avec leurs attentes : authenticité, proximité et partage.

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Réseaux sociaux : des usages spécifiques et maîtrisés

Contrairement à une idée largement répandue, la Génération Z n’utilise pas les réseaux sociaux comme leurs aînés. Là où d’autres générations y voient un espace d’exposition ou de comparaison, les Z adoptent une approche plus pragmatique et créative. TikTok, Instagram ou BeReal ne sont pas uniquement des vitrines personnelles : ce sont des plateformes de découverte, d’apprentissage et parfois de militantisme.

Dans le monde du travail, cette approche des réseaux sociaux se traduit par une utilisation proactive pour réseauter, apprendre de nouvelles compétences ou même trouver des opportunités professionnelles. Cette génération maîtrise les codes numériques et sait tirer parti de ces outils pour se démarquer.

Les jeux vidéo collaboratifs : une extension numérique de la convivialité

Un autre aspect révélateur de la Génération Z est son attrait pour les jeux vidéo collaboratifs, qui complètent leur recherche de convivialité authentique. Contrairement à l’image stéréotypée du joueur isolé dans son monde virtuel, cette génération utilise les jeux vidéo comme un moyen de rassembler amis, familles ou communautés autour d’une expérience partagée. Des titres comme Among Us, Overcooked ou Minecraft incarnent cet esprit de coopération et de créativité collective.

Ces jeux offrent des espaces d’interaction où le dialogue, la stratégie et la collaboration sont essentiels pour réussir. Ils deviennent ainsi une extension numérique des dynamiques que l’on retrouve dans les bars à jeux : une activité structurée favorisant l’échange, les rires et les souvenirs communs. De plus, grâce aux fonctionnalités en ligne, ils permettent de maintenir des liens à distance, renforçant les connexions humaines même en l’absence de proximité physique.

Pour la Génération Z, les jeux vidéo collaboratifs ne sont donc pas une échappatoire, mais un outil supplémentaire pour renforcer les relations et explorer de nouvelles formes d’interaction sociale. Ces pratiques illustrent à quel point cette génération sait réconcilier numérique et authenticité, bousculant les idées reçues sur les loisirs virtuels.

Une incompréhension générationnelle : d’où vient la critique ?

Si la Génération Z est souvent critiquée, c’est en grande partie parce qu’elle redéfinit des normes établies. Sa manière d’interagir, de consommer et de créer échappe aux cadres traditionnels. Les smartphones, bien qu’omniprésents, ne sont pas des prisons, mais des alliés dans leur quête d’un monde plus connecté et équilibré.

Au travail, cette incompréhension se traduit parfois par une perception erronée : les Z sont vus comme peu engagés, alors qu’ils privilégient simplement des approches plus durables et plus alignées avec leurs valeurs.

L’ironie veut que les générations plus âgées, pourtant souvent plus affectées par les impacts négatifs des smartphones, projettent leurs propres travers sur les plus jeunes. La Génération Z, en choisissant des usages intentionnels et en privilégiant les expériences humaines, nous invite à repenser nos propres comportements.

Une génération en avance sur son temps

La Génération Z ne fuit pas le réel, elle le réinvente. En redéfinissant les usages des smartphones comme des outils d’interaction et en adoptant des lieux favorisant la convivialité, elle prouve que technologie et authenticité ne sont pas incompatibles. Au travail, elle s’impose comme une force de changement, mettant en avant des valeurs d’éthique, de collaboration et de bien-être.

Peut-être est-il temps de cesser de critiquer cette génération pour ce qu’elle fait différemment et de s’inspirer de son approche, et c’est un X qui vous le dit (je parle de génération bien sûr!). En réconciliant innovation numérique et recherche d’authenticité, elle esquisse un modèle où travail, technologie et relations humaines cohabitent harmonieusement.

Quitter ou rester ? Le dilemme idéologique des réseaux sociaux

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À l’ère des réseaux sociaux omniprésents, la question de rester ou de quitter une plateforme comme X (anciennement Twitter) en raison des convictions idéologiques de son dirigeant divise les utilisateurs. Entre rejet par principe et crainte de laisser un espace sans contradiction, les deux positions se défendent. Mais quitter un réseau social est-il vraiment la solution pour exprimer ses désaccords ? Et jusqu’où cette logique pourrait-elle nous mener face aux autres géants technologiques alignés sur des intérêts politiques ou économiques ?

Quitter par conviction : un acte de résistance

Pour certains, quitter une plateforme est un acte fort de désapprobation. Lorsque les décisions ou les prises de position de son dirigeant deviennent incompatibles avec ses propres valeurs, il peut sembler légitime de ne plus cautionner cet espace. C’est un rejet moral : en fermant son compte, l’utilisateur affirme qu’il refuse de soutenir, même indirectement, une plateforme qui va à l’encontre de ses principes.

Ce choix est d’autant plus marqué lorsqu’il est collectif. Une vague massive de départs peut affaiblir un réseau social en réduisant son audience, son attractivité et, par conséquent, ses revenus publicitaires. Quitter devient alors un moyen de peser sur le débat, d’envoyer un message fort, et même, à terme, de forcer un changement. Mais il faut qu’il soit pour autant très massif.

Rester pour maintenir la contradiction

À l’inverse, d’autres estiment que quitter un réseau social en opposition avec leurs idées revient à abandonner le terrain à une seule opinion. Sur des plateformes comme X, qui accueillent des millions d’utilisateurs, chaque voix compte. En désertant, les opposants laissent place à un discours uniforme, sans contradiction ni débat.

La pluralité des opinions est essentielle à une société démocratique. Rester sur une plateforme, même controversée, peut être vu comme un acte de résistance, une manière de continuer à défendre ses idées face à des discours contraires. L’enjeu est alors de maintenir une présence pour nourrir le débat et éviter que certaines positions ne deviennent hégémoniques.

Doit-on quitter tous les réseaux en désaccord avec nos valeurs ?

Le dilemme ne s’arrête pas à X. Si l’on applique le principe de quitter un réseau social par rejet de ses positions idéologiques, alors où s’arrête cette logique ?

  • Meta (Facebook, Instagram, WhatsApp, Threads) : Aligné avec les grandes orientations politiques et économiques américaines, Meta est souvent critiqué pour ses politiques de modération controversées, son influence sur les élections, et ses liens étroits avec Washington.
  • LinkedIn : Sous la direction de Microsoft, LinkedIn suit également des lignes conformes aux intérêts économiques et politiques américains.
  • TikTok : Propriété de ByteDance, TikTok est régulièrement accusé d’être aligné sur les intérêts du gouvernement chinois.
  • YouTube (Google) : Le géant de la vidéo en ligne est lui aussi régulièrement critiqué pour sa gestion des contenus et sa proximité avec certaines sphères politiques.

Si chaque plateforme est, de fait, influencée par les intérêts de son pays ou de ses dirigeants, faudrait-il alors toutes les quitter ? Et si oui, quel espace resterait pour s’exprimer ? Les alternatives décentralisées ou indépendantes existent, mais elles peinent encore à rassembler des audiences significatives.

Les alternatives : espaces d’uniformité ?

Des plateformes comme Mastodon ou Bluesky se présentent souvent comme des alternatives plus ouvertes, éthiques ou modérées par rapport à Twitter. Toutefois, elles tendent à attirer des utilisateurs partageant des convictions proches. Mastodon, par exemple, est populaire auprès de communautés progressistes, tandis que certains réseaux plus marginaux s’adressent à des publics conservateurs. Cette segmentation crée des espaces où les idées dominantes sont rarement contestées, rendant le débat public moins riche et davantage cloisonné.

X, malgré ses défauts actuels, reste une des rares plateformes où cohabitaient historiquement des points de vue diamétralement opposés, offrant un champ de confrontation parfois houleux, mais aussi fécond. Les alternatives, en revanche, peinent à recréer cette diversité, car elles attirent des utilisateurs cherchant à fuir des conflits ou à retrouver un environnement plus homogène et sécurisé.

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Exister comme force opposante ou disparaître ?

La question centrale devient alors : est-il plus utile de quitter une plateforme pour marquer son désaccord ou d’y rester pour représenter une force opposante ?

En quittant, on exprime un rejet clair, mais on perd également l’opportunité de faire entendre une voix discordante. À l’inverse, rester permet de maintenir une diversité d’opinions, mais peut aussi être perçu comme une forme de compromission ou de soutien indirect.

La décision dépend de l’objectif recherché : s’agit-il de protester par un acte symbolique ou de continuer à défendre ses idées dans l’arène ?

Un dilemme universel : des parallèles avec d’autres sphères

Le dilemme de quitter ou de rester sur une plateforme en opposition avec ses valeurs ne se limite pas aux réseaux sociaux. On peut observer des dynamiques similaires dans d’autres sphères de la société, comme la télévision, le monde du travail, les débats publics ou la politique.

En politique, cette question est encore plus évidente : faut-il s’abstenir de voter pour protester contre un système qu’on rejette ou s’engager activement pour essayer de le réformer de l’intérieur ? Les débats publics, enfin, illustrent aussi ce choix : participer à une discussion où les opinions sont polarisées peut sembler inutile, voire épuisant, mais s’y désengager revient souvent à laisser l’espace à des discours dominants, sans contradiction.

Ces exemples montrent que ce dilemme n’est pas propre aux réseaux sociaux. Il illustre un enjeu plus large : celui de trouver un équilibre entre le rejet par conviction et l’engagement pour défendre une pluralité d’opinions dans un monde où les espaces de discussion tendent à se polariser.

Quel futur pour la pluralité numérique ?

Le paysage numérique actuel reflète des enjeux géopolitiques majeurs. Les réseaux sociaux ne sont plus de simples outils de communication, mais des plateformes influentes façonnant les opinions et les décisions politiques. La concentration de ces espaces sous le contrôle de quelques géants, alignés sur des intérêts spécifiques, rend encore plus crucial le maintien d’une pluralité d’opinions.

Les utilisateurs, en tant qu’individus ou communautés, doivent trouver des moyens de naviguer dans ce paysage complexe. Qu’il s’agisse de rester ou de partir, l’essentiel est de réfléchir à l’impact de sa décision, non seulement sur soi-même, mais sur la manière dont le débat public est structuré.

Un choix personnel et politique

Quitter un réseau social en raison de désaccords idéologiques est un choix personnel qui peut avoir des implications politiques. Mais ce choix n’est pas sans conséquence : en désertant ces espaces, on risque de contribuer à un appauvrissement du débat public.

Plutôt que de simplement partir ou rester, peut-être est-il temps d’explorer des alternatives, de construire de nouveaux espaces numériques, ou de renforcer les plateformes décentralisées. Dans tous les cas, le défi pour les générations actuelles est de préserver la pluralité et la contradiction, sans céder à l’hégémonie des géants du numérique.

Le rôle crucial des réseaux sociaux pour une entreprise

les réseaux sociaux et les entreprises

Le rôle crucial des réseaux sociaux dans la réputation des entreprises : une fenêtre ouverte sur la vie quotidienne

Les jeunes ont leur portable greffés à la main, ils sont dans un autre monde, les gens ne sont que sur les réseaux sociaux et pas dans la vraie vie.. qui n’a pas entendu ces réflexions au moins une fois dans la journée ?
Le smartphone fait partie du quotidien de beaucoup de monde et ceux qui s’en plaignent l’utilisent finalement tout autant. On est prêt à parier que si le smartphone avait été inventé dans les années 70, la génération X serait l’équivalent des Z aujourd’hui. Mais il faut en finir avec ces préjugés, le smartphone est désormais un outil du quotidien et surtout l’objet de prédilection pour les réseaux sociaux.

Et dans ce monde hyperconnecté, les réseaux sociaux sont devenus un outil incontournable pour les entreprises. Ils ne se contentent plus de diffuser des publicités ou des promotions, mais jouent un rôle central dans la gestion de la réputation et la construction de la marque. En projetant les gens dans la vraie vie d’une entreprise, les réseaux sociaux créent une connexion authentique avec les clients, renforçant ainsi la fidélité et la confiance.

La réputation à l’ère des réseaux sociaux

Les réseaux sociaux offrent aux entreprises une plateforme où elles peuvent directement interagir avec leurs clients. Cependant, cette interaction doit être gérée avec soin. Une mauvaise gestion des commentaires ou des critiques peut rapidement ternir la réputation d’une entreprise. À l’inverse, une gestion proactive et positive des interactions peut transformer les clients mécontents en ambassadeurs de la marque.

La transparence est devenue une exigence fondamentale. Les consommateurs d’aujourd’hui sont mieux informés et plus exigeants. Ils recherchent des entreprises honnêtes et authentiques. Les réseaux sociaux permettent aux entreprises de montrer leur côté humain, d’admettre leurs erreurs et de partager leurs réussites. Ce niveau de transparence est crucial pour établir une réputation solide et durable.

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Humaniser l’entreprise : une stratégie gagnante

L’un des moyens les plus efficaces pour les entreprises de se rapprocher de leurs clients est de les plonger dans leur quotidien. Montrer les coulisses, les processus de production, ou les histoires des employés crée un lien émotionnel avec les clients. Cela permet de démontrer que l’entreprise est composée de personnes réelles, passionnées par leur travail.

Par exemple, une entreprise de café pourrait partager des vidéos de la cueillette des grains, des entrevues avec les agriculteurs, ou des moments de convivialité dans leurs locaux. De telles initiatives permettent aux clients de se sentir impliqués et de mieux comprendre les valeurs et l’engagement de l’entreprise. Une récente étude montre que Meta par exemple commence à privilégier l’expérience et l’authenticité des entreprises qui se mettent en scène au travers des Reels plutôt que des partages d’actualités sur la page entreprise.

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Créer une connexion authentique

Les stories Instagram, les Reels, les directs sur Facebook, et les publications sur LinkedIn sont autant de moyens de projeter les clients dans la vie quotidienne de l’entreprise. Ces formats permettent une interaction en temps réel et une immersion totale. Les clients peuvent poser des questions, donner leur avis, et ressentir qu’ils font partie de l’histoire de l’entreprise.

Cette approche a montré son efficacité dans de nombreux secteurs. Les entreprises de mode, par exemple, utilisent souvent les réseaux sociaux pour montrer les étapes de la création de leurs produits, des croquis initiaux aux défilés de mode. Cela non seulement crée de l’excitation autour de la marque, mais aussi une profonde appréciation pour le travail et le talent impliqués.

Les réseaux sociaux ont redéfini la manière dont les entreprises interagissent avec leurs clients. En ouvrant une fenêtre sur leur quotidien, les entreprises peuvent construire une relation plus authentique et transparente avec leur audience. Cette approche non seulement améliore la réputation de l’entreprise, mais renforce également la loyauté des clients. Dans un paysage commercial de plus en plus concurrentiel, humaniser la marque à travers les réseaux sociaux est une stratégie indispensable pour se démarquer et créer des liens durables avec les clients.

©FP – Social Media Manager – Netmedia

L’égocentrisme des réseaux sociaux

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Dépasser l’égocentrisme des informations sur les réseaux sociaux

Lorsque l’on évoque l’égocentrisme sur les réseaux sociaux et la tendance à une communication centrée uniquement sur soi, notre pensée se tourne souvent vers les influenceurs. Il est indéniable que ces derniers mettent en avant leur image pour promouvoir et vendre des produits, profitant de l’influence qu’ils exercent sur leur communauté d’abonnés, attirés par leur personnalité.

Cependant, l’égocentrisme de l’information est un phénomène moins souvent évoqué, pourtant bien présent chez de nombreux comptes sociaux, notamment ceux des collectivités, organismes publics ou entités touristiques. Ces acteurs considèrent souvent que toute information n’émanant pas d’eux-mêmes n’a aucune valeur ajoutée. Autrement dit, ils répugnent à promouvoir d’autres canaux que le leur, même au détriment d’une promotion quasi-gratuite de leur environnement.

Cette tendance est particulièrement frappante lors de l’organisation d’événements. Si ceux-ci ne sont pas directement gérés par l’entité qui a autorité ou la collectivité, aucune information n’est partagée, aucune implication n’est constatée, et aucune promotion n’est faite sur leurs canaux officiels. Comme si mettre en avant le territoire par le biais d’autres contributeurs était tabou. On oublie alors la valeur ajoutée que peut offrir la viralité de l’information, au détriment de celui qui en assure la promotion.

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L’égocentrisme de l’information se manifeste par la conviction qu’une information non diffusée par soi-même sur les réseaux sociaux est nécessairement une mauvaise chose. Pourtant, il est important de rappeler que les réseaux sociaux ne sont que des outils de communication au service d’un territoire ou d’une entreprise. Si la diffusion de l’information peut contribuer au succès d’un événement ou d’un produit dans la vie réelle, où est le problème ? Ces entités ont souvent des stratégies bien établies, croyant détenir la clé de la communication, mais elles se privent ainsi d’informations diffusées par d’autres canaux, et privent le public d’informations souvent cruciales sur le territoire.

Cette attitude est d’autant plus frustrante pour le public, car elle crée une rétention d’information qui nuit à la réputation du territoire ou du lieu, notamment lorsqu’il s’agit de promouvoir ce qui s’y passe. Cette réticence à partager peut être interprétée comme une protection exacerbée de l’information détenue, ou simplement comme une incompréhension du monde qui les entoure.

Il serait pourtant extrêmement bénéfique, notamment pour une destination, une ville ou une collectivité, de s’ouvrir aux contributions de son environnement pour enrichir sa communication et projeter une image positive auprès du public. Sur les réseaux sociaux, il est de plus en plus évident que rester entre soi est contre-productif. Une stratégie de médias sociaux efficace implique un échange avec sa communauté et le partage d’informations, qu’elles proviennent de soi ou d’autrui. Communiquer uniquement pour nourrir son ego de marque ou de territoire conduit inévitablement à une communication uniforme et fade.

Les réseaux sociaux : quels risques à ne pas communiquer pour les TPE et PME ?

TPE / PME te réseaux sociaux

Dans le monde d’aujourd’hui, où la présence en ligne est devenue essentielle pour la réussite commerciale, les réseaux sociaux jouent un rôle prépondérant. Que vous soyez une petite entreprise ou une TPE (Très Petite Entreprise) ou PME ( petites et moyennes entreprises), ignorer l’importance des réseaux sociaux pourrait vous faire perdre des opportunités incroyables. Revenons l’importance des réseaux sociaux pour les entreprises, les risques encourus en ne communiquant pas efficacement et les avantages de sous-traiter le community management.

L’importance des réseaux sociaux pour les TPE et PME

Les réseaux sociaux sont un moyen puissant pour les TPE et PME de se connecter avec leur public cible. Ils offrent une plateforme pour partager des informations, des actualités, des promotions et des histoires captivantes. En créant une présence en ligne, les entreprises peuvent augmenter leur visibilité et leur notoriété, ce qui est crucial pour se démarquer dans un marché concurrentiel.

Les réseaux sociaux permettent également aux TPE et PME de développer des relations plus étroites avec leur clientèle. En interagissant directement avec les clients potentiels et existants, elles peuvent répondre à leurs préoccupations, résoudre des problèmes et renforcer la confiance. Cette proximité renforce la fidélité des clients et favorise la recommandation de bouche-à-oreille, ce qui peut contribuer à une croissance organique durable.

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Les risques de ne pas communiquer efficacement

Si une entreprise néglige de communiquer sur les réseaux sociaux, elle court le risque de se laisser distancer par ses concurrents qui tirent parti de ces canaux. Les clients d’aujourd’hui sont constamment connectés et recherchent des entreprises sur les réseaux sociaux pour se renseigner sur leurs produits, leurs services et leur réputation. Si l’entreprise n’est pas présente sur ces plateformes, elle risque de passer inaperçue ou d’être considérée comme dépassée.

De plus, l’absence de communication sur les réseaux sociaux peut conduire à une mauvaise gestion de la réputation en ligne. Les clients insatisfaits peuvent partager leurs expériences négatives sans que l’entreprise puisse y répondre et les rectifier. Cela peut nuire à la crédibilité et à la réputation de la TPE, dissuadant de potentiels clients de faire affaire avec elle.

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L’intérêt de sous-traiter le community management

Pour une TPE ou une PME, la gestion des réseaux sociaux peut représenter une tâche chronophage et complexe. La sous-traitance du community management à des professionnels expérimentés peut s’avérer un choix pertinent. Externaliser cette responsabilité permet à l’entreprise de se concentrer sur son cœur de métier, tout en bénéficiant des avantages d’une présence en ligne efficace. Un community manager qualifié saura élaborer une stratégie de communication adaptée à la TPE, en accord avec ses objectifs et son public cible. Il pourra créer du contenu en interagissant avec vous régulièrement pour s’alimenter en continu. Il est nécessaire qu’il s’imprègne de votre histoire, de votre savoir-faire et de votre savoir-être pour mener à bien sa mission.

On se retrouve dans le même cas de figure que d’autres postes comme la comptabilité. Cette mission externalisée vous apporte une réponse immédiate aux problèmes de recrutement, du manque de compétences en interne et d’un gain de temps considérable.

En résumé, avec un marché du travail tendu, une explosion de la consultation des réseaux sociaux et du web en général, il est impératif pour les entreprises d’assurer leur présence en ligne. Il est tout à fait rationnel d’externaliser la mission de community management qui présente l’avantage d’être une réponse immédiate, avantageuse financièrement pourvu que l’entreprise s’adresse à des professionnels en la matière. Il est toutefois impératif que l’entreprise, tout comme d’autres missions externalisées, garde le lien et fasse régulièrement un point avec les intervenants, afin de ne pas se déconnecter de sa présence sur les différents canaux.

Quand les générations X et Y donnent des leçons aux jeunes.. on sourit

Generation Z avenir

On a décidé de torde le cou à certaines légendes urbaines qui tendent à faire penser que seuls les jeunes et en particulier la génération Z, ont des comportements addictifs et une utilisation anormale de la technologie. Notre rapport au travail nous entraine aussi à penser qu’ils sont complètement déconnectés de la réalité.

Réseaux sociaux : plus accros les jeunes ?

L’idée que l’on a des jeunes sur leur comportement face aux réseaux sociaux et à leur utilisation, face à la technologie, est largement répandu dans les générations des trentenaires jusqu’au sexagénaires. Un genre de bashing qui est d’autant plus incompréhensible que ce sont ces mêmes générations qui sont à l’origine du développement et de l’accélération de la technologie.

Si on se penche sur les réseaux sociaux, une étude américaine révèle que les séniors sont les plus perméables aux Fake News. L’article va plus loin en parlant d’une génération qui « n’a pas le niveau d’éducation aux médias numériques nécessaire pour déterminer de façon sûre la fiabilité des nouvelles croisées sur le net ». L’éducation et la formation aux réseaux sociaux pourrait être une solution clé pour aider les personnes des générations X et Y à mieux se former à l’esprit critique.

Le site psychologies relève que si un jeune peut trouver un repère identitaire dans une fréquentation intense des réseaux sociaux, que faut-il penser d’une conduite similaire chez un quadra, qui possède un travail, une famille ? et d’y apporter la réponse  » Nous avons aussi été, pendant très longtemps, des spectateurs télé. Cela nous a confortés dans cette posture d’observation de l’autre. Les réseaux sociaux assouvissent à la fois ce besoin voyeur, mais montrent aussi notre besoin quasi-vital de s’exhiber, de se montrer.. » L’utilisation massive de Facebook chez les quadra et les quinqua ne dément pas cette position.

88% des utilisateurs de Facebook , 84% des utilisateurs de Messenger, 84% des utilisateurs de Twitter, 77 % de de ceux de Linkedin , 66% d’instagram, 64% de Youtube, 54% de snapchat, 53% de Tiktok ont plus de 25 ans ! On sait ça calme !

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Addiction

En ce qui concerne l’addiction et notamment celle du smartphone qui crispe tous les parents au moment de passer à table, savez-vous que d’après une étude menée par Zengularity et Opinionway, 90 % des Français ne supporteraient pas la perte du réseau (téléphone, Wifi, 3G/4G), et cela aurait de nombreux impacts négatifs sur leur bien-être.

Une autre étude du New York Times révèle que les parents sont aussi accros au smartphone que les ados : 42% des adultes regardent leur smartphone plusieurs fois par heure. Dans ces conditions, difficile de dire à leurs enfants de laisser leur smartphone de côté, non ? Les symptômes de nomophobie (peur quand on ne se retrouve pas en possession de son téléphone) touche 99,2% de ses possesseurs. Ce n’est plus une question d’âge là !
Et puis on se souviens parfois de sa période d’ado et de jeune adulte.. qui n’a pas confisqué le téléphone de ses parents dans sa chambre pour appeler le copain ou la copine que l’on a laissé 10 minutes auparavant ? Ah moi je jouais dehors avec les copains jusqu’à pas d’heure.. oui mais vous n’aviez pas de téléphone ou de réseaux sociaux à l’époque facile ! Qu’auriez-vous fait franchement ?

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Technologie

Cet esprit de possession et de technologie qui touchent aussi un génération au dessus. Le profil type d’un acquéreur d’Iphone a autour de 30 ans et gagne près de 40.000 euros bruts par an. Il s’agit donc plus d’une position sociale.
Concernant l’acquisition d’un véhicule électrique, l’âge moyen des propriétaires est de 56 ans.  Et dans 85 % des cas, il s’agit d’un homme qui habite très majoritairement en milieu urbain (71 %). 41 % ont en outre acheté leur auto en L.O.A. ou en L.L.D. C’est un peu plus que la moyenne des achats en location sur l’ensemble des motorisations (37 %).

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Et que penser du travail ?

Non les jeunes de la génération Z ne sont pas des fainéants comme peuvent l’écrire certains, c’est une génération de rupture, en quête de sens dans le travail. Ils ne comprennent pas le management descendant pratiqué dans nombreuses entreprises et ont besoin d’être stimulés par quelque chose d’intéressant. Dans mon ancien travail, je trouvais ce management tellement ridicule et dépassé que je me retrouve aujourd’hui largement dans les idées dans cette génération. Nombre de quadra et quinqua se retrouvent aujourd’hui dans des entreprises tellement périmées idéologiquement qu’ils en arrivent à un burn out ou un bore out. Comme le soulève un article des Echos, l’angoisse élevée des générations plus âgées, peut vite se traduire par des burn-out, ce qui explique ces soudains articles sur ces jeunes qui n’auraient plus le goût de l’effort. « Plus vous êtes âgé, plus vous adhérez à l’idée qu’il faut souffrir ». Du dialogue, de l’écoute, un salaire motivant, du sens et un environnement favorisant le bien-être, sont demandés.. Certaines d’entreprises devraient effectivement penser à se remettre en cause dans leur techniques de management